L’année dernière, elle a emmené l’équipe des Messieurs 1 en DH. Cette année, Joy vise le maintien. Son équipe y travaille d’arrache-pied. Et nous pouvons déjà lui annoncer que les supporters seront là pour les soutenir.

 


Que faisais-tu avant de coacher l’équipe première de Namur ?

J’ai joué au hockey au plus haut niveau durant de nombreuse années. J’ai notamment été championne de Belgique avec le Wellington et le Léopold. J’ai également une expérience en nationale, j’ai été Red Panthers durant 10 ans (2001-2011).

Après ma carrière de joueuse, j’ai suivi des formations pour devenir coach (LFH, ADEPS, EHF & FIH).

Mon premier job a été de créer l’école des Jeunes du Wolvendael. Ensuite, j’ai coaché en District puis en Be Gold, où je coache actuellement l’équipe nationale U15 boys.

Comment es-tu arrivée à Namur ?

Je cherchais à coacher une équipe masculine de haut niveau. L’objectif de Namur était de faire monter son équipe première de la D1 à la DH en trois ans.  Ce challenge m’a immédiatement plu. Et nous l’avons rempli brillamment car nous avons accédé à la DH en un an à peine.

Quest-ce qui te plaît chez nous ?

À Namur, tout le monde est bienveillant avec tout le monde, et particulièrement avec moi. L’ensemble du club est encourageant avec l’équipe malgré la situation. C’est une ambiance que l’on ne rencontre pas toujours dans les grosses structures, c’est un vrai cocon familial.

Ce qui est particulier également, ce sont les « Super Sunday ». Ils boostent toute l’équipe ! Les garçons se surpassent sur le terrain afin de remercier les supporters d’être présents sur le bord du terrain et de donner de la voix.

Larrivée de plusieurs jeunes et le départ de certains cadres nont pas rendu les choses trop compliquées ?

Non, l’intégration des jeunes se passe très bien. Nous avons fait des binômes : un jeune parrainé par un ancien. Et ça fonctionne très bien. Les anciens prennent leur rôle très à cœur et les jeunes sont attentifs aux conseils qu'ils reçoivent.

Pour ce qui est du départ de certains cadres, nous faisons avec. C’est le rôle d’un coach de s’adapter à ce genre de situation et je peux compter sur différents joueurs qui font office de relais entre moi et le groupe.

Comment gérez-vous, toi et l’équipe, cet énorme saut quest le passage à la DH ?

Depuis le début de la saison, nous n’avons que deux objectifs en tête : d’une part l’intégration des jeunes et, d’autre part, le maintien.

Si le premier devait se faire depuis le début de la saison, le second se jouera en play-down, en avril. Jusque-là, nous nous préparons d’arrache-pied et nous emmagasinons de l’expérience.

Objectif de cette saison ?

Le maintien en DH. Pour cela, nous avons procédé par étapes afin d’arriver au play-down à 200 % de nos capacités.

La première partie de saison a surtout permis de trouver notre système de jeu. Nous avons beaucoup travaillé tactiquement. Le winter break va permettre de travailler la condition physique des joueurs : ils ont tous reçu un programme individuel permettant d’être parfaitement affuté au moment de la reprise.

La seconde partie de saison permettra de perfectionner certains points afin de pouvoir être ultra-performant lors des play-down.

Il est clair que tous les joueurs font des sacrifices énormes pour faire partie de cette belle aventure et je suis en admiration devant tant d’abnégation pour leur club.

Quels sont tes meilleurs souvenirs en tant que joueuse et en tant que coach de l’équipe première ? 

Mon meilleur souvenir en tant que joueuse : un but marqué contre la Gantoise dans les dernières minutes de jeu lorsque je jouais avec le Wellington. Année où nous avons été championnes de Belgique. 

Et mon meilleur souvenir avec Namur : un but marqué dans les dernières secondes de jeu contre l’Amical Anderlecht et qui nous apporte les points très précieux pour la montée.

Que feras-tu lorsque le hockey prendra moins de place dans ta vie ?

Je ferai beaucoup de voyages car actuellement c’est compliqué avec tous ces week-ends consacrés à 100 % au hockey. Ensuite, je développerai mes compétences de coaching au sens large. Je fais actuellement un master complémentaire en psychologie afin d’approfondir mes connaissances dans cette matière qui me tient beaucoup à cœur.

Propos recueillis par François Massart