Voilà plusieurs saisons que Pec arpente les terrains du Hockey Namur avec le succès qu’on lui connaît. Après une année passée au sein de l’élite du hockey féminin, il était temps de nous pencher sur le chef d’orchestre de nos Black Cats.  


Que faisais-tu avant le hockey Namur ?

J’ai passé 6 ans à Genève. Là-bas, je coachais le Servette Hockey Club, l’équipe nationale féminine suisse et j’étais responsable formation pour Jeunesse-Sport Suisse qui est l’équivalent de l’Adeps chez nous.

Comment es-tu arrivé à Namur ?

J’ai tout d’abord signé un mi-temps avec la fédération belge tout en continuant le coaching en Suisse. Suite à cela, la Présidente m’a contacté afin de reprendre l’équipe Dames 1 qui venait de monter en D1 et qui avait pour ambition d’atteindre la DH en 3 ans. J’ai accepté et nous sommes finalement passés en DH la même année.

Qu’est ce qui te plait au Hockey Namur ?

Le club est un endroit où il fait bon vivre. Mais ce qui est vraiment spécial à Namur c’est la connexion entre les Dames 1 et les Messieurs 1, il n’y a pas une telle complicité dans beaucoup d’autres clubs.

Et les Super Sunday permettent de renforcer encore cette notion de club uni.

L’année passée, nos Dames 1 se trouvaient parmi l’élite nationale, comment avez-vous vécu cette saison ?  

Les filles étaient très bien préparées et avaient fait énormément de sacrifices pour être au top. Cependant, nous savions que le fossé qui sépare la D1 de la DH est énorme et que nous serions sans doute trop courtes physiquement et techniquement. A partir du moment où ces paramètres ont été acceptés, nous voulions surtout jouer nos matchs et apprendre face à ce qui se fait de mieux dans le hockey belge actuel.

La montée n’est-t-elle pas venue trop tôt ?

Non, les filles avaient gagné le droit de jouer dans cette division. Elles sont passées de la D2 à la DH à la sueur de leur front, elles avaient le droit de vivre cette expérience !

Comment se passe la saison en cours ?

C’est une première partie de saison d’adaptation. Nous avons perdu 9 titulaires par rapport à la saison précédente. De plus, nous avons accueilli quelques dames 2 mais également des filles issues des U19. Il faut laisser le temps à chacune de s’adapter à l’équipe et au niveau de jeu que requiert la D1.

Le classement ne reflète pas les matchs que nous avons joué pour le moment, beaucoup de matchs se sont joués sur des détails. Je suis persuadé que nous serons l’équipe du second tour.

Quel est l’objectif de cette saison ?

Le maintien en D1 mais surtout faire progresser l’équipe.

Semaine type des joueuses ?

L’équipe a deux entraînements semaines. Et nous avons une fois toutes les deux semaines une séance d’analyse vidéo. En plus de tout cela, toutes les semaines, les joueuses vont à la salle avec des exercices personnalisés par les coachs physiques. Il arrive que certaines joueuses doivent aller jusqu’à deux fois par semaine à la salle afin d’améliorer certaines lacunes physiques.

Parallèlement à tout cela, les U19 girls doivent, en plus de tout cela, jouer leur match en équipe jeune.

Si Namur gagnait à l’Euro million quelle joueuse souhaiterais-tu recruter ?

Aucune, je fais confiance à l’équipe actuelle.

Propos recueillis par François Massart