Après avoir entendu parler de l’expérience d’Émilie Devaux aux USA, Charlotte Bragard, ex-gardienne U19 (aujourd’hui en Dames 1), a voulu vivre son expérience outre-Atlantique. Si son séjour a été écourté à cause du coronavirus, elle en garde un excellent souvenir. Interview.


 

Charlotte, comment as-tu organisé ton voyage ?

J’ai obtenu de l’aide de l’organisation « Overboarder ». Il s’agit d’un organisme qui aide tout type de sportif à trouver une occasion de pratiquer son hobby aux USA.

Initialement, mon voyage devait débuter le 13 août 2019 et se clôturer le 12 mai 2020. Malheureusement, en raison du covid-19, j’ai préféré écourter mon séjour, et rentrer dans le courant du mois de mars, afin d’être certaine de pouvoir rentrer.

Tu jouais dans une équipe universitaire, c’est bien ça ?

Oui, le système universitaire est très différent et est organisé en tenant compte des activités sportives ce qui nous permettait de lier sport et étude sans encombre.

Dans toute université, chaque sport proposé est représenté par une équipe. Dans la mienne, le hockey ne disposait que d’une équipe féminine mais le hockey prenait une part importante de mes semaines : nous avions jusqu’à 3 entraînements de hockey, 3 séances de renforcement musculaire et 2 séances de condition physique par semaine. Mais nous avions nos week-ends de libres !

Et niveau championnat ?

Nous avions deux ou trois matchs par semaine. Mon université est dans une conférence appelée SAC qui regroupe des écoles de la Caroline du Sud et de la Caroline du Nord. Dans la conférence, nous avons joué à chaque fois deux fois contre les autres équipes.

Ton équipe a terminé à quelle place ?

 A la fin du championnat, nous avons terminé deuxième de notre conférence, ce qui était une première notre Université.

C’est donc une réalité qu’aux Etats-Unis, le sport occupe une place importante dans la vie scolaire ?

Oui, le sport a une place très importante dans la vie des Américains. Là-bas, le sport se pratique dans les écoles et universités et beaucoup d’étudiants ne vont à l’université que pour pratiquer leur sport. Ce qui est assez étrange pour nous, Européens.

Quand on parle USA, on pense basket, football américain ou baseball… Quelle est la place du hockey sur gazon ?

Le hockey sur gazon n’est pas très connu aux USA, surtout dans le Sud où je me trouvais. Je jouais en Caroline du Sud, là-bas le hockey n’est pas connu. Quasiment toutes les filles de mon équipe venaient du Nord des USA. Le berceau du hockey sur gazon aux USA est en Pennsylvanie, c’est de là que viennent toutes les joueuses de leur équipe nationale. Question niveau, celui de mon équipe était assez comparable au niveau de mon équipe U19 en Belgique. Mais ce qui m’a frappé le plus, c’est la discipline de toutes les filles de mon équipe.

C’est-à-dire ?

Il y avait une règle de 15 minutes. Pour n’importe quel rendez-vous avec l’équipe, que ce soit entrainement, départ pour les matches ou événement, on devait être là 15 minutes à l’avance. Certaines filles arrivaient même 30 minutes à l’avance. Le respect de la ponctualité est très important là-bas. Lors des entrainements, tout le monde était concentré et personne ne râlait (ou bien elles le faisaient à voix basse).

Est-ce que tu conseillerais à nos jeunes joueuses de vivre la même expérience que toi ?

Oui, c’est une expérience à tenter ! On voit souvent les USA par nos séries et nos films, c’est bien d’y aller soi-même ! Je suis restée là-bas pendant les vacances de Noël et j’ai visité New-York, Washington et le Maryland pendant ce temps-là. Les Américains sont vraiment très gentils, ils sont toujours prêts à aider et ils prennent toujours de tes nouvelles pour être sûr que tout va bien.

 

Interview réalisée par François Massart (M2)